Mise en contexte
Le début du XXe siècle européen est marqué par la Première Guerre mondiale, le phénomène colonial, ainsi que la montée en puissance des nationalismes qui s’est exprimée en France par un chauvinisme exacerbé. La présence sur le territoire français de soldats coloniaux après la guerre a créé des tensions dans la population résidente. Enfin sur le plan sportif, les années 1920 voient les athlètes afro-américains s’imposent dans plusieurs disciplines. C’est dans ce contexte qu’ont lieu les Jeux Olympiques de Paris 1924.
Cette situation générale et les idéologies politiques et raciales qui en découlent transpercent sur les caricatures sportives dessinées par Marcel Arnac, illustrateur et précurseur de la bande dessinée, pour les Galeries Lafayette
Dans un univers enfantin, les représentations stéréotypées des athlètes extra-européens y sont nombreuses, tant dans leur physique, leur habillement, leurs noms que leurs médiocres performances sportives.
Les Français quant à eux ne sont pas toujours représentés à leur avantage. Il arrive que ce soit le hasard ou la chance qui les mènent à la victoire, mais ils restent inévitablement supérieurs à leurs adversaires.
Description
I. Course à pied
C’est grâce à son chien, Rikiki, qui la tire vers l’arrivée que Totote, la coureuse française, gagne la course. Les autres concurrents courent sans style et se distinguent par des caractéristiques physiques stéréotypées associées à leur région d’origine : yeux ronds, cheveux roux, peau jaune ou lèvres épaisses.